Introduction

Ce diagnostic avait rouvert en moi, un espoir, un chemin plein de possible qui m’apparaissait enfin après, des années d’errance et d’échecs dans tous les aspects de ma vie. Quelques vidéos plus tard, quelques projets mort-nés et arrivés au bout du parcours de réhabilitation psycho-sociale, je me retrouvais de nouveau dans le vide. J’ai traversé toutes les phases du deuil de la normalité, de l’euphorie à la dépression, mais une fois l’acceptation passé, je me retrouvais de nouveau face au vide.

J’ai entrepris un retour aux sources, à ces choses qui m’animait autrefois, d’un feu intérieur, intimement puissant, encourageant malgré les cataclysmes de la vie externe mais j’étais toujours comme immobilisé, enlisé dans la peur et l’appel de la fin. J’ai repoussé la régression introspective, jusqu’à l’aube de mon existence et un fil rouge en est ressorti : la justice sociale.

Mon tout premier rêve, ma toute première ambition avait été de créer un lieu d’équité et d’entraide pour tous les défavorisés de cette société. Un hôtel qui accueillerait les pauvres, les sans-abri qui pouvaient s’épanouir dans un lieu autogéré où chacun faisait sa part selon ses capacités et sa volonté. Un lieu où les animaux abandonnés, maltraités, dépendants, seraient abrités et protégés dans le respect total de leurs nécessités biologiques et psychiques. Un jardin communautaire qui servirait à nourrir tout ce beau monde.

Enfant, je rêvais de mettre en place un éco-lieu sans en connaître le nom ou l’existence conceptuelle. Je rêvais d’offrir la sécurité mais aussi, des alliances pour défendre les droits fondamentaux de tous ces êtres désavantagés de part leur naissance, celle-ci même, qu’ils n’avaient pas demandé et qu’ils subissaient à chaque instant. En me rappelant ce rêve utopique, naïf et idéal, je me suis senti envahi d’un feu intérieur qui n’était plus jusqu’alors, qu’un vague souvenir.

C’est à partir de ce moment, récent, que j’ai pris une décision. Me battre avec mes capacités et ma volonté, pour me diriger vers ce lieu rêvé. Je n’ai pas d’emploi, pas de diplôme supérieur au Bac, pas d’ami.e.s, pas de soutien familial, pas de perspective d’avenir répondant aux attentes de cette société mondo-capitaliste. Mais j’ai du temps, j’ai un feu intérieur alors, autant l’utilise pour ce qui me semble être Bon, être Bien, être Juste, être Nécessaire. Car je suis à la croisée des oppressions : né dans un corps femelle, métis Noir, non-binaire, neuro-divergent, issu d’une famille prolétaire mono-parental. Il m’est nécessaire, essentiel, de combattre les privilèges et les tyrannies injustes qui ont mené notre Planète à sa désastreuse situation.

C’est pour cela, que je suis activiste intersectionnel pour la libération totale.

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